Commencer par l’espace, le bruit et le logement
À l’intérieur, ce n’est pas l’envie qui limite les jeux, c’est la place. Avant de choisir quoi que ce soit, poussez mentalement le canapé et la table basse, puis regardez ce qui reste. Une bonne façon de faire : compter combien d’enfants peuvent se tenir debout, bras tendus, sans se toucher. Ce chiffre vous dit tout de suite si un jeu de mouvement est réaliste ou s’il vaut mieux rester assis en cercle.
Trois situations fréquentes
- Petit salon d’appartement : les jeux assis ou « sur place » fonctionnent le mieux (devinettes, mimes, jeu de Kim, message sur le dos). On évite tout ce qui demande de courir.
- Grande pièce ou salle de jeux dégagée : on peut ajouter des jeux où l’on se déplace lentement ou où l’on s’arrête sur un signal, comme les statues musicales.
- Salle communale ou local loué : l’espace permet des jeux plus actifs, mais le sol est souvent dur et les murs résonnent. Les règles de sécurité restent les mêmes qu’à la maison.
Le bruit et les voisins
Dix enfants excités dans un immeuble, cela s’entend. Un petit mot glissé dans la boîte aux lettres des voisins quelques jours avant, avec l’heure de début et de fin, évite bien des tensions. Pendant la fête, placez les jeux qui sautent et qui crient en début d’après-midi, puis terminez sur des jeux calmes avant le goûter ou le départ. Si vous habitez en étage, un tapis épais sous la zone de jeu atténue les pas et les sauts.
Des jeux sans élimination
La brochure « Jouer » de Jeunesse+Sport rappelle que, dans les jeux où l’on change de place, il vaut mieux éviter les éliminations, car elles privent justement de jeu les enfants qui en auraient le plus besoin. À l’intérieur, c’est encore plus vrai : un enfant éliminé se met vite à toucher à tout. Les chaises musicales, par exemple, se jouent très bien avec autant de places que de joueurs, ou en rôle d’« assistant du DJ » pour qui sort.